Dernière minute!
le documentaire sur le massacre du 26 mars 1962 sera diffusé le Vendredi 12 septembre 2008 à 23h25 sur France 3. Nous entendrons les témoignages de :
- militaires qui étaient en poste rue d'Isly
- Le docteur PEREZ chez de l'OAS ALGER
- JJ SUSINI
- Simone GAUTIER veuve de Philippe GAUTIER assassiné le 26 mars
- Monique FERRANDIS blessée grièvement le 26 mars et
- Annie-France FERRANDIS-GARNIER également blessée grièvement le 26 mars, elles sont les sœurs de Renée FERRANDIS assassinée devant le crédit foncier.
NICOLE FERRANDIS-DELVARRE
Association des familles des victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliésBienvenue
Ce site a pour objet de compléter celui créé depuis quelques années par notre association Il est essentiellement constitué de témoignages de personnes ayant vécu ce massacre. Notre seul but est d'enrayer l'oubli et de rendre justice à nos Morts trop souvent abandonnés, voire insultés...
Les victimes de la fusillade de la rue d'Isly ont un nom, elles avaient une famille. Depuis 44 ans, ces familles attendent un mot de compassion, un geste de reconnaissance.
Lors du débat pour la loi pour les rapatriés, il a longuement été question de la fusillade de la rue d'Isly. Mais aujourd'hui qu'en reste-t-il ? Des promesses sans lendemain..
En 2002, notre association a pu faire entendre son témoignage sur les chaînes de télévision. Pour la première fois depuis 40 ans, on nous donnait enfin la parole, le film de la fusillade est passé sur les écrans; Mais le lendemain ? Personne, aucun intellectuel, aucun historien, aucune association des droits de l'homme ne s'en est ému.
Pire, certains voudraient nous faire taire.
Nous sommes, nous les familles des victimes, leur mauvaise conscience. Certains voudraient nous faire taire. Nous avons choisi de parler, de hurler pour défendre les nôtres
Notre association se bat pour que chacun sache et pour que Justice soit rendue aux êtres chers qui nous ont été arrachés.
Nous avons déposé depuis 3 ans auprés du Ministère des Anciens Combattants une demande de plaque à sceller dans la Capitale, dans un lieu prestigieux, à la Mémoire de la centaine de Morts tombés le lundi 26 mars, rue d'Isly, massacrés pour avoir voulu conserver cette terre de France en Algérie.
Parce qu'elles ont été sacrifiées pour leur attachement à cette terre française, nous demandons, nous exigeons qu'elles soient reconnues "Mortes pour la France"...
L'ASSOCIATION et l'Election présidentielle
A la veille de l'élection présidentielle, nous avons écrit à tous les candidats.
Mme ROYAL, nous a envoyé une simple lettre de sympathie.
L'État Major de M BAYROU, nous a répondu favorablement, mais le candidat lui-même a refusé de signer le moindre engagement.
M Le PEN nous a écrit une lettre très forte qui répondait favorablement à nos attentes.
M SARKOZY nous a écrit une première lettre sans intérêt pour notre association, nous lui avons envoyé notre réponse, il nous a reçu avec les principales associations de rapatriés. Avec le soutien de l'ANFANOMA, nous avons obtenu l' engagement que les Morts de la Fusillade de la Rue d'Isly, le 26 mars 1962, à Alger soient reconnus"MORTS POUR LA FRANCE" et que leurs noms figurent sur une stèle officielle.
Le 11 novembre nous avons adressé au président de la république, un message dont nous reproduisons un extrait :
" Nous avons attendu patiemment jusqu'à ce jour la concrétisation de cette double promesse. Aujourd’hui, le temps est venu d’apaiser la douleur des familles : le 5 décembre prochain se déroulera la cérémonie annuelle en hommage aux combattants et aux victimes civiles de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc.
Nous, familles de Victimes du 26 mars 1962, vous demandons d'annoncer solennellement à cette occasion ces mesures que nous réclamons depuis des années.
Et, parce que la douleur rapproche et que nous nous sentons solidaires, nous rappelons les réparations dues aux autres catégories de victimes civiles, de toutes confessions et de toutes origines, assassinées ou disparues, avant ou après l’indépendance. Nous pensons notamment à nos malheureux compatriotes victimes de la barbarie, le 5 juillet 1962 et les jours suivants, à Oran et dans toutes l’Oranie. Ils n’étaient pas moins innocents que les nôtres…"